Souvent je travaille à peindre des froissements, à faire apparaître les trous du ciel dans les arbres, à broder des creux, à questionner les morceaux.
Travailler seule, oui, mais produire une œuvre seule m’intéresse peu.
Travailler avec d’autres, fabriquer quelque chose avec d’autres créateurs qui me décalent, contribuer à quelque chose de commun qui brave la tempête, voilà ma démarche.
Commun comme pas éblouissant, pas communicationnel, commun comme ensemble.

Je vis et travaille dans la ville, dans un appartement d’immeuble collectif plein de gens, avec vues changeantes qui font paysage selon les lumières du temps.